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Budget 2019 de la Ville de Montréal: attention au centre-ville!

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Le récent budget de la Ville de Montréal est équilibré, il propose une vision stimulante du développement et offre un répit bien mérité aux petits commerçants. La Ville, qui maîtrise ses dépenses, doit maintenant s’attaquer aux défis du développement économique du centre-ville. » C’est en ces termes que l’Institut de développement urbain du Québec (IDU) a accueilli le récent budget de l’administration municipale.

Après avoir mis en évidence l’existence d’une disparité croissante entre la fiscalité des immeubles non résidentiels et résidentiels – en 2018, le secteur non résidentiel représente une base imposable de 26 %, mais contribue dans une proportion de plus de 56 % aux recettes fiscales –, l’IDU a donc accueilli favorablement le budget de la Ville. Celui-ci décrète une augmentation moyenne des charges fiscales de 1,3 % pour les immeubles non résidentiels, sous l’inflation prévue pour 2019, estimée à 1,7 % par le Conference Board du Canada, mais surtout retient comme orientation une réduction de l’écart de la charge fiscale entre le secteur résidentiel et le secteur non résidentiel de l’ordre de 25 %.

Pour l’IDU, ce budget laisse toutefois béante la question du développement économique du centre-ville de Montréal. Certains pourraient même affirmer que la réduction du fardeau pour la première tranche de 500 000 $ annoncée dans le budget sera transférée sur les propriétés d’envergure, dont une grande proportion est située dans l’arrondissement Ville-Marie…

En effet, grâce à la précieuse collaboration de son partenaire, Groupe Altus, l’IDU estime que le budget représente une diminution d’environ 11 % des charges pour une propriété de 500 000 $ et extrapole les hausses suivantes :

• Pour une propriété de 14 M$, dont la valeur a augmenté de 10 % depuis le dernier rôle, l’augmentation sera d’environ 3,11 % ;

• Pour une propriété de 10 M$, comme rue Sainte-Catherine Ouest, dont la valeur a augmenté de 50 %, l’augmentation sera de 12,30 %.

De plus, l’IDU a récemment mis en évidence que les taxes foncières payées par les commerçants situés sur les principales artères de Montréal ont crû au cours des dernières années bien plus rapidement que l’inflation et que la rue la plus touchée demeure la rue Sainte-Catherine, où les taxes payables par pied carré sont passées en moyenne de 55,80 $ en 2017 à 62,40 $ en 2018, une variation à la hausse de 11,7 % entre ces deux années.

L’IDU veille aux intérêts des acteurs de l’immobilier commercial et demande donc à la Ville d’engager un dialogue avec l’industrie pour examiner cette question qui demeure une priorité pour les membres de son conseil d’administration.

André Boisclair, Adm.A
Président-directeur général – IDU
 

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