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Réduire la pression fiscale sur le centre-ville de Montréal

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C’est à Montréal que le fardeau fiscal des immeubles non résidentiels est le plus élevé au pays. La pression est particulièrement forte pour les propriétaires immobiliers du centre-ville qui ont vu leur compte de taxes atteindre un niveau inégalé. Un virage s’impose pour qu’il puisse continuer d’être un moteur économique pour la métropole.

Dans son dernier budget, la Ville de Montréal a instauré des mesures pour atténuer l’écart du fardeau fiscal entre le résidentiel et le non résidentiel. Elle a notamment adopté un taux de taxation différencié selon la valeur de l’immeuble.

Des propriétaires commerciaux vont ainsi bénéficier d’une réduction de leur compte de taxes si leur immeuble vaut 3 M$ ou moins. Elle a aussi prévu une croissance des charges fiscales pour les immeubles non résidentiels 25 % moins rapide que celles du secteur résidentiel, et ce, jusqu’en 2023. « C’est un pas dans la bonne direction », affirme Yves Godin, vice-président directeur, Québec – Gestion des impôts fonciers au Groupe Altus. Il faudra toutefois faire plus encore.

Ces mesures auront peu d’impact pour les propriétaires immobiliers du centre-ville comparativement à ceux des autres artères commerciales de la métropole. « Toutes les rues vont voir leur compte de taxes diminuer sauf la rue Sainte-Catherine, explique M. Godin. Elle est pénalisée à cause de la valeur de ses immeubles qui est de l’ordre de 15 M$ ou plus. L’effet du taux différencié ne se fera pas sentir. »

En 2019, les taxes foncières par pied carré pour les immeubles non résidentiels de la rue Sainte-Catherine atteindront 68,76 $, en hausse de 10,3 %. À titre d’exemple, pour un immeuble de 5 000 pieds carrés, la charge fiscale sera de 350 000 $. « Ce sont des montants jamais vu à Montréal », constate M. Godin.

Cela préoccupe d’autant plus que le taux de vacances des locaux commerciaux sur la principale artère commerciale de la ville est élevé. Il a atteint 13,2 % en 2018 comparativement à 8,7 % en 2015. Il devrait même continuer d’augmenter au cours des prochaines années. « Un taux de 5 % serait plus acceptable », soutient M. Godin.

Selon lui, même si les mesures adoptées par la Ville de Montréal vont dans le bon sens, elle se doit de faire plus. « La croissance du budget a un impact indéniable sur le taux de taxation. Si la Ville ne restreint pas l’augmentation de ses dépenses, on n’arrivera pas à solutionner le problème. Il faut que l’écart entre la fiscalité résidentielle et non-résidentielle diminue. Le centre-ville connaît un dynamisme dans la construction résidentielle. Il faut que l’administration municipale prenne les moyens de soutenir ce développement. Peut-être faudrait-il instaurer un taux de taxes unique à l’arrondissement Ville-Marie pour le non résidentiel ? » Le débat est ouvert.

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