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Pénurie de terrains industriels à Québec : une question d’attractivité

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En pleine période d’effervescence économique, Québec connait une pénurie de terrains industriels. La région dispose de peu d’espaces pour développer de nouvelles zones d’affaires. À cela s’ajoute des parcs vieillissants qui nécessitent des investissements majeurs pour les moderniser. Une situation qui freine l’implantation de nouvelles entreprises ou qui ne permet pas de répondre adéquatement à leurs projets d’expansion.

Ces dernières années, Québec a amorcé une réflexion sur l’avenir de ses zones et parcs industriels notamment dans le cadre de Québec 2050, un événement porté par IDU Québec présenté il y a trois ans. Il a réuni les principaux acteurs du développement immobilier qui ont identifié des pistes d’action. Les priorités : redynamiser les zones et les parcs sous-utilisés, soit les parcs de première génération, qui ne sont pas assez denses et qui doivent être requalifiés.

Aussi, développer de nouvelles zones industrielles qui vont répondre aux besoins des entreprises d’aujourd’hui et de demain. « Elles recherchent des lieux qui favorisent la mobilité, le développement durable, la mixité des usages entre l’industriel, le commercial voire même le multirésidentiel », explique Marie-France Benoît, directrice principale, Évaluation et services-conseils au Groupe Altus. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, la qualité des espaces de travail et les services offerts à proximité deviennent un facteur d’attraction pour recruter les talents.

Une demande industrielle croissante

Québec compte 28 parcs et zones industrielles sur son territoire pour une superficie totale de 25,5 millions de pieds carrés. Actuellement, il y a un peu plus de 2 millions de pieds carrés d’espaces disponibles. « Ce n’est pas beaucoup compte tenu de la capacité d’absorption qui est d’un à deux ans, soutient Charles Marceau de la Direction du Bureau des grands projets à la Ville de Québec. De plus, ces espaces sont répartis dans plusieurs parcs, il y a 50 000 pieds carrés à un endroit, 35 000 pieds carrés à un autre. Récemment, des entreprises ont eu besoin d’espaces importants et nous n’avons pas été capable de les accommoder. »

Les constats qui avaient été faits lors de Québec 2050 sont plus que jamais d’actualité, affirme Christian-Pierre Côté, évaluateur agréé et président de Caprea Conseil immobilier. Selon lui, la demande industrielle sera croissante dans les années à venir. Un phénomène nord-américain et même mondial résultat de la transformation de l’économie avec l’avancée des technologies. Le développement du commerce en ligne est un des éléments qui vient changer la donne. « Le système traditionnel de distribution, où les produits étaient expédiés de l’usine jusqu’au centre de distribution puis au magasin où venaient les consommateurs, est en train de changer, explique-t-il. Les fabricants se dotent plutôt de méga centres de distribution qui vont expédier la marchandise à des entrepôts de plus petite taille situés au dernier kilomètre de livraison. » Par conséquent, les entreprises auront besoin de plus de superficie. Elles recherchent également des espaces flexibles qui répondent à l’évolution de leur main-d’œuvre.

Le modèle traditionnel des parcs industriels érigés en périphérie des villes est à revoir. Ils doivent mieux s’intégrer aux autres fonctions urbaines et être accessible en transport en commun, et pas seulement aux heures de pointe durant la semaine. Il faut aussi favoriser les transports actifs. « L’attraction et la rétention des talents est un enjeu pour les entreprises. Elles ne veulent pas perdre des employés parce que les espaces de travail ne correspondent pas aux attentes ou parce que le transport est déficient », explique Karl Viel, président-directeur général de Québec International, dont un des mandats est d’attirer les investissements étrangers. Si Québec veut rester attractive, elle doit agir pour combler son déficit d’espaces industriels.

 

 

 

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