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Le budget 2020 de la Ville de Montréal doit être celui du centre-ville

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Avec empressement, l’IDU a répondu à l’invitation de la Ville de Montréal qui, pour la première fois, conviait ce mois-ci ses partenaires à une consultation prébudgétaire. Après le rapport Hubert (2016) et le rapport Cormier (2018), l’IDU croit qu’il est temps que la Ville, dans son prochain budget, aborde l’impérieuse question de la fiscalité au centre-ville.

Car la pression fiscale exercée sur les immeubles non résidentiels est devenue extrêmement forte, notamment lorsque l’on compare Montréal aux villes de la RMR, mais aussi aux autres grandes villes canadiennes.

L’IDU reconnaît et salue les efforts déployés par la Ville pour diminuer l’écart de fardeau fiscal entre les secteurs non résidentiels et résidentiels. Cependant, à la lumière des écarts importants qui subsistent avec plusieurs villes de la RMR et des stratégies plus agressives adoptées notamment par Toronto et Vancouver, cela reste insuffisant à notre avis pour renforcer, voire même pour préserver la compétitivité de Montréal.

L'IDU recommande d'abord une meilleure gestion des dépenses afin que celles non reliées aux immobilisations ne croissent pas plus vite que l'Inflation. De 2014 à 2019, les dépenses de la Ville auront augmenté en moyenne de 3,8% par année. En excluant le service de la dette et le paiement comptant des immobilisations, la hausse moyenne est de 5,3%. Sur la même période, l’indice des prix à la consommation (IPC) de la région de Montréal aura augmenté en moyenne que de 1,4%. 

Ensuite, l’IDU recommande de réduire davantage et plus rapidement l’écart entre les taux de taxation non résidentiels et résidentiels.

Un objectif raisonnable serait un ratio taux non résidentiel/taux résidentiel de 3,0 ce qui placerait Montréal à peu près au niveau actuel de Laval et Longueuil. Toutes choses égales par ailleurs, cet objectif pourrait être atteint en une dizaine d’années si les charges fiscales non résidentielles augmentaient de 0,6 point pour chaque 1 point de hausse des charges résidentielles.

L’IDU note aussi que l’activité commerciale de la RMR tend d’ailleurs à se déplacer hors de l’Ile de Montréal et surtout du centre-ville. Ainsi, comme l’illustre le tableau ci-dessous, le pourcentage de la superficie des locaux commerciaux de la RMR situés respectivement au centre-ville et dans le reste de l’île a diminué, entre 1980 et 2015, de 11,5% et 2,5% respectivement dans l’inventaire total, alors que pour les locaux situés sur la Rive-Nord et sur la Rive-Sud, leur part a augmenté respectivement de 5,0% et 9,0% de ce même inventaire.

L’IDU recommande donc que la Ville demande au gouvernement du Québec la création d’un groupe de travail conjoint Ville-gouvernement ayant mandat d’examiner la possibilité et les éventuelles modalités d’une modification législative visant à octroyer à la Ville le pouvoir d’instaurer un taux non résidentiel différencié et réduit pour le centre-ville.

Nous espérons que le Président du comité exécutif de la Ville, monsieur Benoît Dorais, saisisse la main tendue de notre industrie afin qu'ensemble nous puissions, comme la ville le souhaite, Accélérer Montréal et faire en sorte que le centre-ville maintienne sa place prépondérante dans l'économie métropolitaine.

Le mémoire de l’IDU est disponible ici.

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